Snuipp Espagne

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AEFE en Danger


Greve du 12 novembre 2018

Les chiffres de la grève du 12 novembre: les EGD d'Espagne toujours dans la lutte!

 

MADRID 1er degré 54% des résidents 

expatriés 1er degré 0%

MADRID 2nd degré plus de 50% des résidents

motion votée à l'unanimité des personnels présents lors de l'AG

 

VALENCE 1er degré 59% des résidents plus 1 RL

expatriés 1er degré 0%

VALENCE 2nd degré 63 % plus 8 RL

 

et 

VILLANUEVA 100% des résidents 3 sur 3 1er degré

BILBAO 3 sur 7 résidents 1er degré

MALAGA 3 sur 8 résidents 1er degré

  

Merci à tous nos collègues qui continuent à se mobiliser contre la disparition des postes, qui luttent contre la limitation des détachements dans le temps des nouveaux contrats, car ils savent bien que cela pourrait aussi leur arriver un jour, et qui se sont mis en grève le 12 novembre pour reprendre la main sur leur pédagogie et la défense du service public à l'étranger. 

 

CONTRE LA CASSE DE NOS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL, CONTRE LA CASSE DU RESEAU PUBLIC D'ENSEIGNEMENT FRANCAIS A L'ETRANGER, LA LUTTE CONTINUE...

 

 


21/11/2018
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GREVE du 9 octobre 2018

Les chiffres de la grève du 9 octobre en Espagne

 

MADRID 1er degré 63% des résidents dont 78% en maternelle

expatriés 1er degré 0%

MADRID 2nd degré 61% des résidents

motion MADRID votée à l'unanimité des personnels présents à l'AG

 

BILBAO 1er degré 100% des résidents

BILBAO 2nd degré 92% des résidents

BARCELONE 2nd degré 40% des résidents

VILLANUEVA 2nd degré 50% des résidents

 

Merci à tous nos collègues qui continuent à se mobiliser contre la disparition des postes, qui luttent contre la limitation des détachements dans le temps des nouveaux contrats, car ils savent bien que cela pourrait aussi leur arriver un jour, et qui se sont mis en grève le 9 octobre pour la défense du service public à l'étranger. 

Merci aussi à tous ceux qui ne pouvaient participer à la grève mais étaient présents au piquet d'entrée de Madrid.

 

 

 

Un détail significatif du piquet informatif au LFMadrid porte 0

Les collègues de Madrid avec leurs valises préfigurent le nouveau modèle de résident "prêt à partir"


10/10/2018
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En grève en Espagne le 12 novembre

Il a été opéré dépôt de préavis de grève à l'AEFE et de préavis de grève à la MLF par notre secteur Hors de France

 

pour les journées du 9 octobre (grève de la fonction publique en France, très bien suivie à Madrid, à Bilbao par les résidents, bravo!

 

et 12 novembre (grève des fédérations de l'éducation). 

éléments pour la journée du 12 novembre

 

Il s’agit de dénoncer

 

- la politique éducative actuelle:  effectifs variables et chargés à certains niveaux, évaluations CP/CE1 incompréhensibles, baisse des moyens...

 

- le désengagement de l’état: même si nous ne disposons pas encore du texte du projet de réforme pour l'AEFE, les réponses à nos questions apportées par Madame Cazebonne lors de nos rencontres l'an dernier à Madrid et avec le HDF à Paris cette année sont loin de nous rassurer (chanson du redéploiement, omission délibérée de la référence au service public, absence de préoccupation au sujet des conditions de vie des personnels, ignorance crasse sur le point de l'ISVL...)

 

- la mobilité forcée: la note MEN pour la rentrée 2019 sortie sans concertation aucune, et qui borne les nouveaux détachements à 6 ans est en contradiction avec ce pour quoi les postes de résidents ont été créés et ne donne aucune garantie pour le futur.

 

- et la précarisation des personnels en poste dans les établissements français de l’étranger: les suppressions de postes de résidents et d'expatriés sont appelées à se poursuivre.

 

Notre avenir dépend aussi de notre mobilisation. Contre la casse de notre réseau d'enseignement à l'étranger, nous appelons donc à la poursuite d'une mobilisation plus forte encore en Espagne.

 

 

Préparons nous sans aucun doute, aussi, à un mouvement de réaction fort à la sortie du projet de réforme. Toutes les annonces faites en amont démontrent que celle-ci se fera au détriment des personnels du réseau, traités comme variable d'ajustement, et de leurs conditions de vie. L'état français, sous couvert d'une prétendue modernisation, veut surtout réduire encore plus sa participation financière et faire payer les familles en leur laissant l'illusion de la décision et la gestion.  

 

 


03/10/2018
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Voici venu le temps du grand remplacement...

L'article de rentrée Résistez! du SNUipp Espagne annonçait, de manière prémonitoire mais bien informée, ce qui vient d'arriver. La note de service relative aux détachements n° 2018-102 du 6-9-2018, BO du 13 septembre 2018 limite à partir du 1er septembre 2019 les possibilités de détachement sur un support de résident à six années, avec une dérogation portée à neuf années "lorsque des circonstances exceptionnelles le justifieront". 

 

Sont concernés à partir de la rentrée 2019 par ce nouveau dispositif les collègues recrutés sur un premier contrat de résident, ou les collègues qui, changeant de pays OU d'établissement dans le même pays, signeront un nouveau contrat. Les collègues déjà sur support résidents dans les pays, ne désirant pas changer de poste et demandant tous les trois ans à renouveler leur détachement ne sont pas concernés.

L'analyse transmise par le secteur Hors de France est claire.

 

Alors, bien évidemment, on peut comprendre que les collègues résidents désireux de rester sur le poste qu'ils occupent actuellement,  poussent un ouf! de soulagement. Réaction humaine: c'est toujours moins inquiétant de voir la grêle s'abattre sur le champ du voisin... Seulement, ce raisonnement à court terme est dangereux.

Tout d'abord parce que s'agissant d'une note de service modifiable chaque année, nous n'avons aucune garantie de ce quil va se passer les années suivantes. Rien n'interdira par la suite d'inclure dans le dispositif les collègues en renouvellement de détachement.

Ensuite, parce qu'aucune assurance n'est donnée à ces collègues d'obtenir le renouvellement de leur détachement, puisque toujours soumis tous les trois ans au bon vouloir et à la carte scolaire de leurs IA DASEN respectifs...

 

Pour ce qui est des autres, c'est le désarroi qui règne. Les collègues TNR en attente de poste depuis plusieurs années découvrent que, même si la chance leur sourit un jour, il ne pourront occuper un poste de résident que pendant six ans, peut être neuf, sans que les fameuses "circonstances exceptionnelles" soient bien définies : avoir un conjoint du pays sans emploi possible en France, avoir des enfants? Avoir été bien gentil avec l'administration de tutelle pendant les six années?

On vient de créer le concept de résident "provisoire", voilà qui est nouveau... Et au fait, en échange de la limitation du détachement, où sont les "améliorations" que conseillaient certains rapports et que pensaient naïvement obtenir certaines organisations syndicales comme le SGEN CFDT? Des nèfles!

 

D'autres syndicats, virant casaque, comme le SE UNSA, applaudissent maintenant des mains et des pieds au nom du fait que ce nouveau dispositif favoriserait la mobilité des personnels et les opportunités de poste à l'étranger pour nos collègues de France !

Au SNUipp Espagne, la mobilité, on n'est pas contre. Mais une mobilité consentie ! 

On s'interroge sur l'utilisation qui va être faite des supports résidents pour favoriser une mobilité dite "vers l'étranger".

A l'origine, les postes de résidents n'ont pas été créés dans ce but. Ils ont été créés pour donner l'opportunité de poursuivre sa carrière dans la fonction publique à des collègues installés hors de France pour raisons personnelles. Pour certains collègues, ce n'est pas toujours par "choix", comme nous en rebat les oreilles l'administration de tutelle, mais parce qu'ils suivent un conjoint étranger ou ayant trouvé un emploi à l'étranger... C'est bien d'ailleurs pour cela que l'on parle de postes de résidents.

Il est vrai que si certains pays ont eu besoin d'aller chercher des candidats aux postes de "résidents", en métropole ou ailleurs, ce n'était lié qu'à la pénurie de viviers d'enseignants locaux, dans certaines zones géographiques ... (et pour l'Espagne ce n'est plus du tout le cas) 

 

On peut être aussi sceptique sur les possibilités réelles de mobilité  "vers l'étranger" que vont offrir les 5268 contrats de résidents (chiffre 2017) aux 712 000 enseignants du premier et second degré. Et puis, la mobilité naturelle des résidents existe déjà, ainsi que démontré dans l'excellent article de nos collègues du SNES FSU Espagne , alors pourquoi contraindre à cette mobilité forcée?

Y a-t-il en France une mobilité forcée de nos collègues, qui, en fin de carrière, finissent enfin par trouver une école correspondant à leurs attentes?

Et que fait le MEN pour favoriser les possibilités de mouvement entre les départements alors que bien des collègues le souhaitent ou en ont besoin?... Elle est d'abord là, la mobilité à créer! 

 

Derrière cela, avant tout, affaire d'argent. Garantie de recrutement tous les 6 ans de collègues plus jeunes, au 6eme et 7eme échelon, donc coûtant moins cher. Derrière cela aussi, et c'est très dangereux, une meilleure lisibilité chaque année des postes vacants. L'administration a beau nous dire que cette limitation encouragera les IA DASEN à laisser "partir" en détachement des collègues, on voit surtout qu'apparaîtront comme autant de points rouges sur la carte régulièrement, au bout des 6 premières années, tous les postes "déplaçables ou supprimables" par l'Agence. Parce que cette mesure avancée dans la circulaire n'est qu'un premier volet d'une réforme qui entend bien continuer à supprimer des postes de résidents de par le monde... L'administration prétend qu'au contraire il y aura sanctuarisation des supports résidents... Ah bon, à partir de quand? Et au terme de combien de suppressions encore?

 

Ah, on avait oublié les expatriés...

Question : Si on limite les résidents à un détachement de 6 ans en tant que vecteur de la mobilité "vers l'étranger", à quoi bon continuer à servir aux expatriés leurs plus que substantielles primes d'expatriation ?

Puisque tout le monde finira par se retrouver limité dans le temps, puis condamné, pour rester hors de France, à reprendre un contrat local, voire dissuadé de sortir de celui-ci par peur de ne pas le récupérer, pourquoi pas des directeurs résidents sans prime d'expatriation? Ils ont déjà plein d'avantages à l'étranger, des décharges complètes, un secrétariat pour les aider, parfois même des pauvres résidents coordonnateurs ou simplement pleins de bonne volonté qui leur font tout leur boulot... Et en plus ils coûtent fort cher en l'état à l'état ! Mais oui, ce sera le raisonnement de l'administration de tutelle sur les années à venir...

Quant aux maîtres formateurs en charge de former les locaux non titulaires, plus besoin de se casser la tête, qu'ils restent en France, les nouveaux résidents seront là aussi pour vous faire ça pour pas un rond de plus... Vous vous rendez compte, on leur offre la chance de leur vie, être fonctionnaire à l'étranger ! Et on ne leur paye ni le déménagement, ni le voyage! Mobilité à coût zéro !

 

De moins en moins de résidents, si on regarde ce qui est déjà programmé, de plus en plus de résidents limités dans le temps, des équipes valsant au gré des années et des vents... Le grand remplacement de la population enseignante à l'étranger est en marche !

La note de service qu'il a bien fallu pondre dans le respect du calendrier alors que la fameuse réforme n'est pas encore sortie constitue déjà un des axes de celle-ci et nous laisse furieusement penser que tout est écrit par avance. D'ailleurs, prétendre habiller d'une pseudo consultation la réforme est particulièrement hypocrite, quand on se doute que le texte est déjà ficelé. 

 

Le SNUipp Espagne continuera à se battre contre des orientations qui prétendent instaurer un réseau d'enseignement français à l'étranger au rabais et avoir recours partout comme modèle à la précarisation des personnels titulaires... Et compte sur l'esprit unitaire de TOUS!

 

 


19/09/2018
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Résistez!...

Au SNUipp Espagne, on se demande combien de fois on pourra encore vous souhaiter une bonne rentrée...

 

La réforme majeure de l'AEFE est annoncée pour l'automne sur la base d'un rapport interministériel MEN et MAE. Les personnels ne savent pas encore à quelle sauce ils seront mangés, mais tout porte à croire que notre position administrative va connaìtre des changements profonds, s'il faut s'en référer à des propos récents tenus par le directeur de l'Agence du côté du Brésil. Le maître mot étant la limitation des détachements dans le temps.

 

Et encore, les détachés sur une période plus courte sur des supports à renommer ( "nouveaux résidents"? "expatriés pas cher"? "résidus"?) pourront s'estimer heureux. Car, pendant les travaux de préparation de la réforme, et sans doute après, dans le cadre même de celle-ci, le grand "flingage" des supports de ces postes est appelé à se poursuivre.  Du moins si le gouvernement choisit de suivre une des pistes suggérées par un rapport de la commission des Finances du Sénat produit sur la fin de l'été (un de plus!), qui parle lui aussi, d'ailleurs, de la limite du détachement dans le temps..

 

Lire l'analyse du rapport du Sénat par le Secteur Hors de France

 

Le rapport sur le site du Sénat

 

La synthèse du rapport

 

Ce rapport a le mérite de parler vrai sur la question des finances de AEFE et de réclamer des mesures allant vers plus de transparence. Mais il propose une fois de plus, comme les rapports antérieurs, d'utiliser les personnels et leurs traitements comme variable d'ajustement pour faire toujours plus d'économies : ISVL régressive et remplacement des détachés par des contrats locaux. D'ailleurs, la proposition  d'instaurer une ISVL régressive, qui n'est pas nouvelle, frôle l'absurde. L'ISVL n'est pas une indemnité d'expatriation. Même si l'enveloppe contrainte limite les possibilités d'évolution, il y a eu à la base tout un travail entrepris par l'Agence, avec la participation des organisations syndicales dont le SNUipp, pour que l'ISVL se fonde dans son calcul sur des critères objectifs (un billet d'avion réglé par an pour le personnel afin de maintenir le lien avec la France, coût de la santé, risques encourus dans certains pays...)

 

Cerise sur le gâteau, alors que la proposition de réforme est annoncée pour l'automne, revoilà les députés du parti au pouvoir qui  débarquent avec une grande consultation auprès des parents d'élèves, enseignants, élus.... visant "à formuler des recommandations sur l'avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger" qui ne seront proposées qu'à la fin de l'année ... On n'y comprend plus rien. Ou plutôt si: les décisions étant déjà prises, voilà bien une vaste opération "poudre aux yeux" pour nous faire croire à la consultation de tous... Quant à penser que les conclusions reflèteront les opinions exprimées au lieu de chanter les louanges de la réforme, l'espoir fait vivre! Le SNUipp HDF devrait produire bientôt des consignes pour les collègues qui choisiraient malgré tout de repondre aux multiples questions de la consultation.

 

Ne nous y trompons pas: cette année doit être encore, pour notre part, une année de luttes et de résistances. Notre réseau d’enseignement à l’étranger est un outil de rayonnement envié et apprécié dans de nombreux pays. Il fonctionne. L’ensemble des personnels y exerçant s’en rendent compte chaque jour au contact des familles. La recette libérale consistant à saigner le malade à mort pour l'accuser de tous les maux et mieux le démanteler par la suite est connue. Nous l'avons vue à l'oeuvre sur les services de transport, sur les services hospitaliers en France. Sous couvert hypocrite des grands mots, les fausses ambitions de doublement du nombre d'élèves ne nous trompent pas.  Tous ensemble, nous lutterons contre la mise en pièces de ce magnifique vecteur d'influence de notre diplomatie. Et nous continuerons à défendre l'esprit de service public d'éducation à l'étranger. Ils veulent passer en force: on se battra, on résistera, on fera tout pour qu'ils ne passent pas. Bonne rentrée à tous. 

 


12/09/2018
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