Snuipp Espagne

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En grève le 8 mars!

Depuis plus de dix ans maintenant, l’AEFE subit un désengagement constant de l’État dans son financement et doit sans cesse augmenter la part d’autofinancement afin de continuer d’assurer ses deux missions principales qui sont la continuité de service public d’enseignement à l’étranger et le rayonnement de la France. Dernier épisode en date sous le mandat du Président Macron, une annulation brutale de 33 millions d'euros dans la dotation de l’Agence. On n'en connaît que trop les conséquences pour le réseau : mise en place d’un plan de 512 suppressions de postes de détachés sur 3 ans, augmentation de la participation financière complémentaire (PFC) des établissements, mise à sac des réserves pour terminer les projets immobiliers et au final de tout cela crédits de fonctionnement évaporés subitement, comme à Madrid, à Bilbao, à Villanueva...

 

Les établissements du réseau Espagne ont été particulièrement touchés par ces mesures en perdant 21 postes l’an dernier. Cette année l’Agence a déjà décidé la fermeture de 9 postes de résidents sur les 14 vacants pour la rentrée prochaine sur l’ensemble du réseau Espagne dont 6 au premier degré .

 

Dans le même temps, le Ministère de l’Education Nationale a encore durci les conditions de détachement et a introduit de manière unilatérale une limitation à 6 ans de la durée de détachement à l’étranger (hors détachement à Monaco !) sans pour autant garantir les renouvellements de détachement des personnels en poste. Cette mesure remet en cause la nature même du contrat de résident en introduisant une mobilité forcée pour les personnels.

 

Dans son rapport sur l’enseignement français à l’étranger, la députée Samantha Cazebonne reprend à son compte le bornage à 6 ans du contrat de résident qui déboucherait sur un nouveau statut (sic) de détaché direct dans les EGD et conventionnés. Ces nouveaux contrats privés de droit local seraient à charge totale des établissements. Ils constitueraient donc un outil terriblement efficace pour la privatisation du réseau ! Et ils impliqueraient une substantielle baisse de revenus des personnels, touchant essentiellement des femmes : elles constituent plus de 80 % des collègues au premier degré, et près de 60% au second degré public.

C’est dans ce contexte que le SNES-FSU, SNUipp-FSU Espagne déposent un préavis de grève pour le vendredi 8 mars, journée internationale de lutte des femmes pour l’égalité des droits, sur l’ensemble des établissements du réseau Espagne. Particulièrement mobilisés depuis presque un an et demi, les personnels du réseau AEFE, en particulier en Espagne, ont déjà démontré leur détermination à défendre l’opérateur public d'enseignement français à l'étranger. Ils continuent à se battre pour stopper son démantèlement programmé et exigent qu'on lui redonne les moyens nécessaires à son fonctionnement.

 

Nous demandons spécifiquement pour le réseau d’enseignement français à l’étranger:

  • l’arrêt immédiat de la vague de suppression de postes d’enseignants résidents en cours qui affecte le budget des établissements, les scolarités, et prive tous les collègues titulaires d’opportunités de recrutement;
  • le retour à une garantie d’emploi pour les personnels installés durablement dans les pays, passant par l’abandon de la limitation du détachement dans le temps;
  • l’arrêt de la privatisation en cours conduisant à la transformation de notre réseau d’établissements sous contrats publics en réseau d’établissement privés partenaires.

Préavis de grève déposé par le SNUipp et le SNES FSU pour le 8 mars 2019 

 



27/02/2019
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